Des migrants qui avaient réussi à monter illégalement à bord d'un ferry à Calais samedi, ont été évacués dans le calme par la police plus de trois heures plus tard, a-t-on appris auprès du port de Calais et du correspondant de l'AFP sur place.
Dans la foulée d'une manifestation pour la défense des migrants, des groupes avaient forcé un barrage pour monter à bord du "Spirit of Britain", de la compagnie britannique P&O, en provenance de Douvres et stationné dans le port.
Par mesure de sécurité, l'activité du port, qui est le premier port français de voyageurs, a été suspendue. "La proximité du camp et le nombre inégalé de migrants empêchent la sécurisation de l'infrastructure, peu importe les moyens engagés par l'Etat", a affirmé à l'AFP Jean-Marc Puissesseau, le président du port de Calais pour qui "seul un déplacement du camp permettra un retour durable et normal au bon fonctionnement du port".
"Je demande la tenue d'une réunion de crise extrêmement rapidement sur la situation sécuritaire et humanitaire du camp de Calais et sa proximité immédiate avec le port. (...) Cette réunion devra se faire avec les responsables locaux, régionaux, parlementaires et du gouvernement, ça ne peut plus durer !", a-t-il ajouté.
Interrogée par LCI, la maire de Calais, Natacha Bouchart dénonce une "situation insoutenable", déplore une absence de "prise en compte de la sécurité de la population calaisienne" et réitère sa demande de faire intervenir l'armée.
110 personnes évacuées des lieux
Sur les quelque 150 qui avaient pénétré dans l'enceinte du port, plusieurs dizaines d'entre eux avaient pu monter à bord. Regroupés à l'avant du navire, ils ont bloqué la passerelle d'accès.
Vers 20h30, après plus de trois heures de blocage, des CRS, au nombre de 80 environ, sont parvenus à jeter une autre passerelle entre le bateau et le quai.
Seuls quelques poids lourds et leurs chauffeurs attendaient encore de débarquer du navire, tous les autres passagers ayant pu gagner la terre ferme auparavant.
Selon la préfecture du Pas-de-Calais interrogée par l'AFP, 24 migrants ont été interpellés sur le "Spirit of Britain". Ils ont été conduits dans les locaux de la Police de l'air et des frontières (PAF) à Coquelles, près de Calais. Il en a été de même pour onze autres personnes, des militants de No Border, a informé la préfecture.
La totalité des personnes qui s'étaient introduites par effraction dans l'enceinte du port, soit 110 personnes, ont été évacuées des lieux, a précisé la préfecture.
Les rotations trans-Manche ont pu reprendre après 20h30, selon la même source.
"Aucun migrant ne s'est jeté à l'eau", ont d'autre part assuré les sauveteurs. Sur le bateau, les CRS, fouillant minutieusement les lieux, ont découvert "une dizaine" de migrants cachés entre des parois du bateau, selon le correspondant de l'AFP.
L'action, rarissime, s'était produite après la fin d'un défilé de quelque 2.000 personnes dans Calais en soutien aux migrants du camp de la "Jungle", réclamant "des conditions d'accueil dignes".
Environ 4.000 migrants, venus majoritairement d'Afrique de l'Est, du Moyen-Orient et d'Afghanistan, vivent dans la "Jungle" de Calais, considérée comme le plus grand bidonville de France, dans l'espoir d'atteindre l'Angleterre, qu'ils voient comme un eldorado.
Dans la foulée d'une manifestation pour la défense des migrants, des groupes avaient forcé un barrage pour monter à bord du "Spirit of Britain", de la compagnie britannique P&O, en provenance de Douvres et stationné dans le port.
Par mesure de sécurité, l'activité du port, qui est le premier port français de voyageurs, a été suspendue. "La proximité du camp et le nombre inégalé de migrants empêchent la sécurisation de l'infrastructure, peu importe les moyens engagés par l'Etat", a affirmé à l'AFP Jean-Marc Puissesseau, le président du port de Calais pour qui "seul un déplacement du camp permettra un retour durable et normal au bon fonctionnement du port".
"Je demande la tenue d'une réunion de crise extrêmement rapidement sur la situation sécuritaire et humanitaire du camp de Calais et sa proximité immédiate avec le port. (...) Cette réunion devra se faire avec les responsables locaux, régionaux, parlementaires et du gouvernement, ça ne peut plus durer !", a-t-il ajouté.
Interrogée par LCI, la maire de Calais, Natacha Bouchart dénonce une "situation insoutenable", déplore une absence de "prise en compte de la sécurité de la population calaisienne" et réitère sa demande de faire intervenir l'armée.
110 personnes évacuées des lieux
Sur les quelque 150 qui avaient pénétré dans l'enceinte du port, plusieurs dizaines d'entre eux avaient pu monter à bord. Regroupés à l'avant du navire, ils ont bloqué la passerelle d'accès.
Vers 20h30, après plus de trois heures de blocage, des CRS, au nombre de 80 environ, sont parvenus à jeter une autre passerelle entre le bateau et le quai.
Seuls quelques poids lourds et leurs chauffeurs attendaient encore de débarquer du navire, tous les autres passagers ayant pu gagner la terre ferme auparavant.
Selon la préfecture du Pas-de-Calais interrogée par l'AFP, 24 migrants ont été interpellés sur le "Spirit of Britain". Ils ont été conduits dans les locaux de la Police de l'air et des frontières (PAF) à Coquelles, près de Calais. Il en a été de même pour onze autres personnes, des militants de No Border, a informé la préfecture.
La totalité des personnes qui s'étaient introduites par effraction dans l'enceinte du port, soit 110 personnes, ont été évacuées des lieux, a précisé la préfecture.
Les rotations trans-Manche ont pu reprendre après 20h30, selon la même source.
"Aucun migrant ne s'est jeté à l'eau", ont d'autre part assuré les sauveteurs. Sur le bateau, les CRS, fouillant minutieusement les lieux, ont découvert "une dizaine" de migrants cachés entre des parois du bateau, selon le correspondant de l'AFP.
L'action, rarissime, s'était produite après la fin d'un défilé de quelque 2.000 personnes dans Calais en soutien aux migrants du camp de la "Jungle", réclamant "des conditions d'accueil dignes".
Environ 4.000 migrants, venus majoritairement d'Afrique de l'Est, du Moyen-Orient et d'Afghanistan, vivent dans la "Jungle" de Calais, considérée comme le plus grand bidonville de France, dans l'espoir d'atteindre l'Angleterre, qu'ils voient comme un eldorado.
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