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mercredi 13 avril 2011

[Un nouvel hebdo satirique] Sainte Arletty et les caricaturistes

C'est que «Urtikan« s'appelle en réalité «Urtikan.net» et que «Urtikan.net» est un webdo. Imaginé et fabriqué en même temps que ses confrères satiriques, il sera dispensé des délais de livraison de la presse sur papier.
Réunis autour de François Forcadell, auteur du site dédié au dessin de presse «Iconovox», une douzaine de dessinateurs se lancent dans l'aventure d'un hebdo satirique payant sur Internet. Nommons-en deux, au hasard: Jiho et Faujour. Deux autres: Berth et Chimulus. Les huit autres ne sont que des jaloux. Il faudra s'abonner, tous les renseignements se trouvent sur le site. Bon vent, les gars, et bonnes caricatures!
Tiens, à propos de caricature. Quelqu'un qui s'y connaissait: Arletty. Dans le déjà fameux «D'un Céline l'autre», de David Alliot, en Bouquins-Laffont, témoignage d'Arletty sur les rencontres de Céline et Marcel Aymé: «C'était curieux de les voir... c'est dommage qu'il n'y ait pas eu de caricatures de ces gens-là; qu'il n'y ait pas eu un Sem pour les faire, c'est dommage…»
Une autre, une actrice, pensez donc, aurait pensé à un photographe pour les immortaliser, Arletty pensait à un dessinateur, à un caricaturiste. S'ils se cherchent une sainte patronne, les caricaturistes, en voici une: sainte Arletty. Qu'elle protège «Urtikan.net».
hebergeur image

samedi 20 novembre 2010

Ces disparus qui rapportent gros

De plus en plus d’icônes décédées font leur apparition dans des publicités pour vanter les bienfaits d’un produit. Un commerce qui peut rapporter gros aux héritiers.


Marylin Monroe et John Lennon vantant la nouvelle voiture de Citroën ; ou encore Steve McQueen valorisant un parfum et des lunettes de soleil Persol au volant de sa Jaguar… Les stars disparues font désormais le bonheur des annonceurs publicitaires qui ne reculent devant rien, même lorsqu’il s’agit d’associer des icônes disparues à des produits parfois très éloignés de leurs valeurs.


Emmanuel Pierrat, avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle se souvient « d’avoir retrouvé des lettres de Pablo Picasso où il expliquait n’avoir jamais passé son permis, parce qu’il avait les voitures en horreur. S’il s’avait qu’il était l’ambassadeur d’un monospace, il s’étranglerait ! »


Un véritable commerce


Lorsqu’une icône s’éteint, si elle n’a laissé aucune clause particulière dans son testament, ses ayants droit peuvent utiliser son image et son patrimoine comme bon leur semble.


Ainsi, dans la publicité actuelle pour la DS3 de Citroën, c’est une doublure qui parle à la place de Marilyn Monroe. Preuve que l’on peut faire dire ce que l’on veut à une star décédée tant que l’héritier est d’accord. D’autant que cela peut lui rapporter gros.


« Pour un mythe cela se chiffre en millions d’euros », confie une personne du milieu.


Même lorsque les droits à l’image tombent dans le domaine public (dès la mort de l’icône pour une photo, 50 ans après la date de l’interprétation pour une vidéo), il est rare que les héritiers ne soient pas « remerciés » financièrement.


Et pour une grande marque, choisir une star disparue présente un avantage : il ne sera jamais mêlé à une actualité scandaleuse durant la campagne de pub.


Source : France-Soir


http://legrandmorning.rtl2.fr/2010/11/ces-stars-disparues-qui-rapportent-gros.html

jeudi 5 août 2010

La biscotte à croquer

Antoine Beauville est mon cousin germain...donc le neveu de ma mère et fils de ma tante....je me permet donc de vous le présenter... il est dans le Figaro alors vous pensez que je suis fier de lui....

La fille de Patrick Dewaere, Lola, fait ses débuts sur les planches à Paris.

Tel qu'il se présente, «jeune cinquantenaire, plutôt séduisant», François Coulon semble parfait. En fait, il est misogyne, égoïste, pingre et coureur de jupons. Il profite de la vie, des femmes, de ses copains, de sa liberté enfin, avec une bonne humeur qui frise l'insolence. Seuls, son ours en peluche, Gaston, et son meilleur ami, Xavier, trouvent grâce à ses yeux.

Il a envoyé sa mère (Marthe Villalonga lui a prêté sa voix) à New York pour avoir la paix, mais une autre femme a décidé de le remettre dans le droit chemin. François entame alors son chemin de croix.

Antoine Beauville a créé La Biscotte, comédie sympathique et délurée, en 2003, au Café de la Gare, avec Larra Mendy. Depuis, il l'a jouée partout en France, même à Tahiti. Le succès est au rendez-vous:la pièce a passé le cap des 1200 représentations.

Jolie brune
Sollicité par le directeur du Théâtre le Temple à Paris, l'auteur-acteur et metteur en scène a signé pour un nouveau contrat avec une nouvelle partenaire:Lola Dewaere, qui fait là ses premiers pas sur scène. La fille cadette de Patrick Dewaere, disparu en 1982, s'est jetée à corps perdu dans l'aventure. À raison. Auprès d'Antoine Beauville, le marathonien, la jolie brune est à la hauteur. À la rentrée, l'actrice sera également sur Arte dans La Vie devant soi, une adaptation du roman de Romain Gary réalisée par Myriam Boyer.

«Bon sang ne saurait mentir», estime Antoine Beauville qui, chaque soir, salue sa prestation. Complice, le tandem fonctionne pour le plus grand plaisir du public qui oublie ses préoccupations le temps d'une soirée. Ce qui, à l'heure actuelle, vaut de l'or.

La Biscotte Théâtre le Temple 75011 Paris. Tél.: 08 92 35 00 15. Durée:1h20
http://www.lefigaro.fr/theatre/2010/07/29/03003-20100729ARTFIG00351-une-biscotte-a-croquer.php


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lundi 1 février 2010

Desproges pas mort

L'esprit de l'humoriste qui fit, entre autres, les belles heures des "Flagrants délires", l'émission phare de France Inter dans les années 80, imprègne plus que jamais l'époque. Avec une admiration sans faille pour le pitre pince-sans-rire décédé le 18 avril 1988 d'un cancer, à quasi 49 ans, Dominique Chabrol montre combien sa causticité et son cynisme ne feraient plus forcément rire aujourd'hui. Autres temps, autres moeurs. Le "politiquement correct", selon l'expression consacrée, a tout envahi. Et pourtant... Journaliste à l'Agence France-Presse, Chabrol mène l'enquête avec une application d'horloger, ne négligeant aucun des aspects de sa vie - même la plus privée - et de ses engagements. Enrôlé sous les drapeaux pendant la guerre d'Algérie, il a eu 20 ans pas loin des Aurès.

Né à Pantin dans une famille de professeurs, mais élevé dans les beaux quartiers de Paris, entre la Madeleine et l'Étoile, Desproges n'apparaît pas toujours sous un jour glorieux. C'est un petit bourgeois qui, très tôt, manifeste une assez haute opinion de lui-même et qui se décrit volontiers comme "un peu misanthrope" . Ses copains le trouvent juste "un peu raciste" quand, sous le couvert de la provocation, cet anticommuniste farouche moque les Noirs et les juifs. Si son maître fut l'humoriste Pierre Doris, il a su pimenter ses sketchs et atteindre à l'absurde. Artisan, parmi d'autres, du " Petit rapporteur" de Jacques Martin, Desproges fut également l'auteur de "La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède", toujours d'actualité. Étonnant, non ?


Desproges est de moins en moins mort , de Dominique Chabrol (Bernard Pascuito éd., 330 pages, 21 euros).

Lepoint.fr

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