« Il y a plusieurs raisons qui expliquent ce décalage. La population augmente et vieillit. Et les maladies comme le diabète sont en constante progression », explique Olivier Bastien, le directeur de la greffe et des prélèvements d’organes et de tissus dans l’agence sanitaire. Une tendance observable dans tous les pays avec un niveau de vie développé.
Comparé à 2013, le nombre de greffes en 2014 a augmenté de 4,6%. « D’une part, il y a plus de dons. D’autre part, les techniques de préservation des organes se sont améliorées ces dernières années. On a notamment mis au point un incubateur pour les organes », souligne Olivier Bastien.
Cet incubateur permet de ré-oxygéner et de réhabiliter les organes qui ont été abîmés au moment du décès, comme par exemple à cause d’une chute de tension. Une fois passés dans cette machine, ils sont ensuite à nouveau opérationnels.
Cœur et rein : les organes les plus recherchés
Certains organes sont plus recherchés que d’autres. « Le cœur et le rein assurent nos fonctions vitales. Ce sont d’eux que nous avons le plus besoin. Mais de manière générale, il n’y a jamais assez d’organes », souligne Olivier Bastien. Pour les tissus, la marge de manœuvre est souvent plus souple: la greffe n’intervient pas immédiatement après le prélèvement.« Mis à part les cornées qui doivent être greffées sous 30 jours, les tissus comme la peau, les artères ou les os sont cryogénisés et peuvent être conservés 5 ans », explique Isabelle Martinache, médecin référent sur le don et la greffe de tissus à l’Agence de biomédecine. « Ainsi, que l’on soit en pénurie ou en excédent, les stocks sont gérés différemment », poursuit-elle. En tout, 54659 personnes vivaient avec un greffon en 2014 suite à un don d’organe.
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http://www.20minutes.fr/magazine/don-organes/enjeux/toujours-plus-besoin-dorganes-9446/
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