lundi 22 juillet 2013

Vacances: Qui sont les «échangeurs de maison»?

L’an dernier, près de 75.000 personnes ont échangé leur maison à travers le monde pour partir en vacances. Qui sont-elles? Décryptage…


Echanger sa maison pour partir en vacances. Il y a encore dix ans, l’idée pouvait paraître saugrenue. Aujourd’hui, cette pratique est en pleine expansion. Selon HomeExchange.com, leader dans ce domaine, 75.000 échanges ont été comptabilisés en 2012, et 85.000 prévus pour cette année. Mais qui sont ces «troqueurs de maison»?

 Une majorité de quadragénaires et de quinquagénaires

 Selon une étude menée par l’université de Bergame, petite surprise, ce ne sont pas les plus jeunes qui s’adonnent le plus à cette pratique. Les 45-54 ans se révèlent être les plus assidus (28% des sondés) suivis de près par les 35-44 ans (24%) et les 55-64 (23%) ans alors que les moins de 34 ans ne représentent que 6% des échangeurs de maison. La plupart ont un haut niveau d’éducation. 70% d’entre eux travaillent à temps plein. Parmi eux, la moitié sont des salariés et le quart exerce des professions libérales ou sont entrepreneurs. Enfin, presque 50% voyagent en famille.


Une solution peu coûteuse

 L’aspect économique, pas négligeable, est souvent le premier critère évoqué par les sondés. «C’est beaucoup moins cher que de dormir à l’hôtel», explique Carol. Vivant dans le Sud de la Bourgogne à proximité des vignes, elle s’est décidée à louer sa maison il y a six ans. «On avait déjà voyagé mais à quatre, ça revient vite très cher, poursuit-elle. Pour nous, ce système est vraiment la formule la plus intéressante». La famille s’est ainsi rendue dans d’autres villes de France dont Paris, mais aussi aux Canaries, en Italie, en Espagne ou à Boston. «Si on avait eu les moyens, on aurait pu partir dans des endroits extraordinaires car nous avons eu des propositions venant de partout dans le monde, notamment de l’Australie. On n’a pas pu accepter car le voyage n’entrait plus dans notre budget».

 Une recherche d’authenticité

 Pourtant, la recherche de bons plans visant à réduire le budget vacances n’est pas la seule motivation. Géraldine qui travaille dans la communication à Lyon, possède une maison secondaire en Provence. Comme 23% des «troqueurs», son goût pour les voyages l’a fortement incité à s’inscrire sur le site, il y a presque dix ans. «C’est une opportunité de découvrir des destinations où on ne serait peut-être pas allé, ou du moins, pas en premier», confie-t-elle. En prêtant son mas, elle a pu en échange, se rendre à Amsterdam, Bali, Chicago ou encore au Brésil. «L’un des points forts du système, c’est l’échange de bons plans. On ne se prête pas uniquement nos clés, on se donne aussi de bonnes adresses de restaurants, des promenades à faire ou de lieux à visiter.» «C’est plus authentique et plus confortable qu’un hôtel. L’avantage c’est qu’on peut aussi cuisiner sur place», poursuit Carol. «On entre dans un univers habité, dans un lieu qui a une âme, abonde Géraldine. C’est ce que j’aime. De fait, j’ai toujours eu envie que les gens se sentent bien chez moi.»
Rare sont ceux qui ne renouvellent pas l’expérience. 80% des inscrits ont procédé à moins deux échanges tandis qu’un sur dix a déjà effectué plus de onze échanges.
 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour, Francis, bon après midi à l'ombre lol....
Je trouve que c'est bien, l'échange de maisons pour les vacances
Bisous
Suzanne