Driiiiiiiiinnnnnnnnnnggggggg". Cette abominable sonnerie, vos enfants ne vont
plus l'entendre. Voilà dix mois qu'ils attendent ce moment : les grandes
vacances débutent officiellement ce jeudi. Et oui, et oui, l'école est finie
jusqu'au 4 septembre 2012, le jour de la rentrée. Pour les parents, ces deux
mois d'oisiveté sont synonymes de moult questions. Cahiers de
vacances, ennui, séparation... Comment gérer ? Pas de panique TF1
News a posé la question à deux psychothérapeute Etty Buzyn et Isabelle
Filliozat*. Voici leurs réponses.
Faut-il leur faire faire des cahiers de vacances ?"
"Il n'y a pas de
'il faut' qui tienne", répondent nos deux spécialistes. Si votre chérubin ne
rencontre pas de difficultés à l'école, il n'y a pas de raison de lui en faire
faire. "Evitez en tout cas de commencer le cahier au début des vacances,
conseille Etty Buzyn. Il est important de laisser à l'enfant du temps, un sas de
décompression. Et puis, le cahier de vacances pourquoi pas mais à petites doses
et à condition que cela ne vire pas à l'épreuve de force comme lors des devoirs
à la maison ! Il faut que ce moment reste ludique." Pour Isabelle Filliozat, les
cahiers de vacances ne vont pas forcément aider
l'enfant à mieux réussir l'école. "S'il y a trop de travail scolaire pendant le
temps des vacances, estime-t-elle, l'enfant risque de prendre l'école en
aversion... Pour elle, les meilleurs exercices à lui faire faire c'est d'aider
son cerveau à se construire : veiller à l'alimentation, à ce qu'il bouge
beaucoup...."Les parents ont davantage intérêt à faire faire toutes sortes de
choses à leurs enfants pour muscler leur cerveau plutôt que des cahiers de vacances, marqués trop
scolaires..."
"Il va chez papi-mamie, mince, il risque de
s'ennuyer est-ce grave ?"...
Non, s'ennuyer n'est pas grave en soi,
c'est même parfois utile. "Des espaces d'ennuis où l'enfant n'est pas sursaturé
d'activités sont parfois importants", estime Isabelle Filliozat. Cet ennui va
aider l'enfant à créer, à penser de nouvelles choses, à construire par lui-même,
à penser, à rêver... "Quand un enfant s'ennuie, il ne faut pas répondre tout de
suite à sa demande", complète Etty Buzyn. Et de parler de son petit-fils. "Il
avait quatre ans à l'époque et tournait autour de moi dans la cuisine. Il
s'ennuyait, n'arrêtait pas de me solliciter. Moi, j'étais en train d'éplucher un
pamplemousse. J'ai fait une spirale avec l'écorce. Je lui ai mis sur la tête en
lui disant : 'Tiens, voilà une couronne, tu es maintenant un prince'. Et il est
parti jouer seul des heures durant à être un chevalier." La morale de cette
histoire : "un enfant, il faut lui donner l'impulsion et peu de choses suffisent
pour qu'il s'accroche, pour que l'imagination démarre." En somme : avec
n'importe quoi, on peut faire beaucoup de choses". Etty Buzyn de préciser aussi
que si les parents doivent ouvrir ce potentiel à leur enfant, ils ne doivent pas
combler tout l'espace. Dernière précision : plus l'objet en question est fini
est sophistiqué moins il sera ludique... A vos bouts de bois et casseroles
!
"Faut-il appeler ses enfants tous les jours quand on les laisse
en colo, chez les grands-parents..."
"Quand on a envie d'appeler
notre enfant, répond Isabelle Filliozat, il faut savoir si c'est pour nous ou
pour lui. Est-ce que c'est pour me rassurer, pour vérifier qu'il a bien changé
de chaussettes ou pour inspecter la manière dont la colo ou mamie s'en
occupe..." Pas d'appel intempestif en somme. Pour Isabelle Filliozat, c'est
quelque chose qui doit être décidé avant en revanche. "L'amour ne peut pas se
laisser enfermer dans des règles, dit-elle aussi. Si on a envie d'appeler, il
faut le faire sans mener une enquête policière pour autant. Ce temps de vacances
loin de ses parents est vraiment un espace d'autonomie pour l'enfant et c'est
important de le laisser comme tel." Pour Etty Buzyn, appeler son enfant tous les
jours, c'est trop. "C'est l'angoisse des parents, pas celles des enfants",
explique-t-elle. Dernier conseil de cette spécialiste : "n'appelez surtout pas
votre enfant le soir car il ira se coucher avec le sentiment de solitude,
d'abandon..."
"Ça apporte quoi à un enfant d'être loin de chez
ses parents ?"
"Une certaine confiance en lui, répond Etty Buzyn. Il
voit qu'il peut gérer, que rien ne s'effondre. Il peut se sentir libéré". La
spécialiste précise qu'un enfant qui part sans difficultés loin de ses parents
se sent en sécurité dans son environnement. "Il sait qu'il retrouvera un
environnement affectif au retour", explique-t-elle. A contrario, un autre
n'ayant pas assez reçu d'assurance affective aura du mal à partir ne sachant pas
la place qu'il aura à son retour. L'important ? '"Qu'il parte dans de bonnes
conditions, martèle Etty Buzyn. Ça va lui apporter un surcroit d'autonomie. Un
espace où il se prouve à lui-même qu'il est capable d'être séparé et qu'il est
capable de prendre du plaisir". Une mise en garde : il faut que l'enfant sache
que vous pouvez vous séparez de lui faute de quoi, il ne profitera pas de cette
liberté qui s'offre, il culpabilisera. En bref : restez calme sur le quai de la
gare, pas de larme lors de l'au-revoir...
"Comment leur parle-on
de ce départ, de cette séparation à venir ?"
"Il y a d'abord la
décision, répond Isabelle Filliozat. J'y vais ou pas ? Est-ce que tu te sens
prêt... " Selon elle, il est important que l'enfant ait le désir de partir.
"S'il y a des contraintes, ça risque de mal se passer pour lui lors de son
séjour", prévient-elle. Attention, si l'enfant dit "non, je ne veux pas", cela
ne veut pas dire que l'on va s'arrêter. Demandez-lui ce qu'il craint, pourquoi
il ne veut pas y aller. "En général, il a à la fois envie et peur, analyse la
psychothérapeute. Mais souvent, les peurs sont plus grandes donc il va d'abord
nous dire non qu'il ne veut pas. A nous de l'aider à comprendre et à dépasser
ses peurs... Ensuite, "on fait les bagages ensemble", conseille encore la
spécialiste. Parce que si on prépare les bagages à sa place, il risque de mettre
le même tee-shirt toutes les vacances, car en fait il n'aura pas repéré comment
sont rangés ses vêtements dans son sac. En cas de séparation difficile, elle
conseille aussi de mettre une petite chose dans le sac. Un petit mot, un petit
cadeau que le papi pourra glisser sous l'oreiller par exemple pour que l'enfant
se sente moins seul.
"Que sont des vacances réussies pour les
petits ?"
"Des vacances où ils sont heureux", répond simplement
Isabelle Filliozat. "Les vacances, c'est la liberté, dit Etty Buzyn. Il ne faut
pas de contraintes ou alors quelque-unes mais pas trop. Les contraintes, ils en
ont déjà toute l'année...."
http://lci.tf1.fr/france/societe/les-enfants-doivent-ils-se-reposer-pendant-les-vacances-7402890.html
5 commentaires:
Bonjour, Francis, bon lundi, il faut que les enfants profitent de leurs vacances,
Bisous
Suzanne
Je pense que les enfants ont besoin de cette coupure mais souvent il semble que cela soit trop long à la fin ils ne savent plus que faire.
La Rochelle j'aime beaucoup mes enfants s'y installent je vais donc avoir l'occasion d'y aller plus souvent.
Bonne journée bises Jacqueline
très instructif ton post
je pense que les enfants ont besoin de repos pendant les vacances
mais si parfois ils pensent le contraire
ti bo
Bonsoir Francis,
Je pense aussi que les enfants ont besoin vraiment de repos, les vacances d'été sont les bienvenues ils ont vraiment besoin de se changer les idées.
Gros bisous
Bonne soirée
Danièle
MOI AUSSSI j'ai BESOIN de REPOS...............
lol
chaud l'début de semaine..un coucou en passant.
bonne soirée
bisouxxxx baveuxxxx
Enregistrer un commentaire