vendredi 19 août 2011

Corbier : Rescapé du Club Dorothée



C’est un Corbier en pleine forme qui nous rejoint dans les locaux de France-Soir. Sa guitare sous le bras, son chapeau de cow-boy vissé sur la tête, l’homme à la barbe blanche se laisse aller à la confidence. Aujourd’hui, il est heureux de parcourir la France pour faire partager ses compositions – parfois engagées, lorsqu’il traite du nucléaire, souvent drôles et irrévérencieuses, quand il parle du gouvernement – avec le public. Oui, il est fier de clamer haut et fort son indépendance d’esprit et son sens de la dérision. Mais derrière cette apparente assurance se cache un être sensible qui a du mal à faire le deuil des années Club Dorothée où il avait été engagé en tant que « chansonnier pour enfants ». Des années fructueuses dont il n’est pas sorti indemne. « Sur le moment, j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette aventure. On m’avait recruté pour servir la soupe à Dorothée, un rôle qui me convenait parfaitement. Quand je sortais dans la rue, personne ne me reconnaissait. Je ne pensais pas susciter le moindre sentiment à mon égard. » En quittant le Club Dorothée en 1997, parce qu’il a l’impression de stagner, le poète s’imagine qu’il n’aura aucun mal à rebondir. « Il n’est jamais évident de démarrer une nouvelle carrière quand on a 50 ans. Mais je ne pensais pas que j’aurais tant de mal à remonter en selle. Ma naïveté m’a permis de croire que l’on me proposerait du boulot. » Finalement, son destin est tout autre. « Les cabarets n’existaient plus. Les gens qui auraient pu m’ouvrir les portes de leurs théâtres n’ont rien fait. » Corbier finit par perdre pied. « Je me suis retrouvé à ne plus pouvoir payer ma maison que je payais à crédit en banlieue parisienne. Je l’ai revendue avant d’être couvert de dettes. Je me suis retrouvé à la campagne, dans une ruine à 80 kilomètres de Paris. » Pendant plus de dix ans, le chansonnier enchaîne les galères. « Moins d’un an après mon installation, le toit de ma maison s’est envolé. Pendant plusieurs années, j’ai vécu dans l’humidité. Mes vêtements étaient tellement humides qu’ils sentaient mauvais. Je ne pouvais pas aller chercher du travail car je puais. Je n’avais plus envie d’écrire. J’étais devenu un marginal en train de se clochardiser. Il s’en est fallu de peu. » Et d’ajouter : « J’ai bien essayé de demander du travail au gars de l’hypermarché qui me demandait des autographes quand tout allait bien pour moi. Mais il n’avait prétendument pas de poste disponible. C’était partout pareil. J’étais en train de crever. »............ LA SUITE DE L'ARTICLE SUR CE LIEN.........  http://www.francesoir.fr/loisirs/musique/corbier-rescape-du-club-dorothee-126850.html

8 commentaires:

binicaise a dit…

La lente descente en enfer ce texte explique bien comment on peut se rettrouver à la rue sans espoir....
Bonne journée bises Jacqueline

sandrasbz a dit…

Bonjour Francis,

La télé est un monde sans pitié, une vraie jungle... C'est triste ce manque de reconnaissance.
Gros bisous,

sandra

Anonyme a dit…

Bonjour, Francis, bonne journée, ici ciel gris
(Ce sont des métiers où on peut très vite tomber dans la misère)
Bises
Suzanne

francine a dit…

Bonjour Francis
Oui, je me souviens de lui!
Et bien, il a passé des moments bien difficile le pauvre!
Heureusement pour lui, il a su garder confiance! On perd vite ses "amis" dans ce métier!
Je te souhaite une bonne fin de journée!
Bises
Francine

Elouine a dit…

contente de t'avoir fait plaisir :)
bon week end le loup

SONYA a dit…

je te souhaite une très belle fin de journée

ti bo tout plein

•-~·*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*·~-•

Monblogcheri a dit…

C'est violent pour les 30enaires qui ont été bercés par le Club Dorothée! ^^

Anonyme a dit…

Bonsoir Francis,
Rien n'est acquit dans la vie, la télé est un monde impitoyable, quand on n'a plus le vent en poupe, un grand coup de balai et hop... C'est comme ça qu'on remercie, aucune gratitude. C'est très dur de se retrouver comme ça. Je me rappelle bien de lui. J'espère qu'il aura sa revanche il y a droit.
Gros bisous
Bonne soirée
Danièle