samedi 30 juillet 2011

Muriel...si tu te souviens...Le Pilat

Interdit d'antenne jusqu'à 22 heures, ce tube aux paroles explicites fit scandale. Il annonçait la libération sexuelle.
Difficile d'imaginer la métamorphose d'un jeune homme. En 1966, Michel Polnareff, 22 ans, a le romantisme élégiaque du troubadour des villes. Fils d'un Russe blanc, Leib Polnareff, pianiste de bar et compositeur sous le nom de Leo Poll pour Édith Piaf et Mouloudji, le jeune Michel a été mis au piano à 4 ans, a reçu le premier prix de solfège au Conservatoire de Paris à 11 ans. À 20 ans, ce musicien surdoué a coupé les ponts avec sa famille et l'appartement parisien dans l'immeuble en brique rouge coincé entre les boulevards extérieurs et le périphérique (commencé en 1958, il est achevé en 1973, sous la présidence de Georges Pompidou). Il a opté pour le vagabondage hippie, s'est installé à Montmartre et chante avec sa guitare sur les marches du Sacré-Cœur. «C'est là que Lucien Morisse, patron d'Europe 1, le repère. Love Me, Please Love Me. Il faisait du “yogourt”, c'est-à-dire des chansons en franglais, d'où le refus de Jacques Bedos de le faire signer chez Polydor. Grâce à Lucien Morisse, patron d'Europe 1, qui l'imposait chaque jour à l'antenne, il est vite devenu une usine à tubes », explique Jean-Michel Boris, quarante-six ans de programmation à l'Olympia et mémoire vivante de la chanson française.
Formule instantanée, comme le Benco créé en 1967 pour rajeunir Banania? Sa formation classique, la passion de la pop anglo-saxonne, du talent à revendre et un tempérament inédit. «C'était un personnage gentil, discret, charmant et très drôle», se souvient Jean-Michel Boris, qui ne l'a jamais entendu parler russe, même au fil des répétitions et des concerts Polnarévolution (1972) et Polnarêve (1973). «Il avait un côté décontracté, se foutant de tout, dit-il. Jeans dépecés, tee-shirt trop court, gros ceinturon. Il était le sosie de Sagan, même maigreur, même visage en lame de couteau, mêmes lunettes de sérieux qui se cache pour s'exprimer. Quand il parlait, sa voix était normale, rien de snob ou d'affecté, juste une petite touche populaire. Quand il chantait, c'était le miracle: une voix assez étendue, bien pleine, bien ronde, une voix de tête qui rappelait celle portée sur les aigus des castrats. Il en a beaucoup joué pour mystifier et provoquer.»
Après La poupée qui fait non, et ses allusions implicites à la sexualité («Elle est tellement jolie/Que j'en rêve la nuit»), L'Amour avec toi est carrément explicite. Scandale ! «Faire l'amour», la formule, osée, est nouvelle sur la place publique


http://www.lefigaro.fr/musique/2011/07/29/03006-20110729ARTFIG00516--l-amour-avec-toi-de-michel-polnareff.php

4 commentaires:

SONYA a dit…

passe une très belle soirée et un bon dimanche

ma journée sera chargée

donc je te fais ce ptit coucou

ti bo



๑~*·~☆~Ś Ő Ń Ŷ Á~☆~·*·~๑

Anne a dit…

Voilà qui ne nous rajeunit pas !
Mes textes et musiques intéressants...
Bon week-end cordialement

anne a dit…

MAIS !
corriger svp :(

francis praira a dit…

on ne peux pas corriger sur blogspot comme sur unblog Anne
désolé
mais merci pour ce com qui me va droit au coeur
car c'est vraiment un souvenir.....
CORDIALEMENT
Francis