C’est un congé sabbatique plus long que prévu qui a tout déclenché. En 2003, Bertile Burel et James Blouzard quittent leurs jobs respectifs pour s’offrir une escapade de trois mois. Au programme : Mongolie, Chine, Tibet et Népal. « Nous ressentions un sentiment de liberté incroyable, sans dépendance au temps ni au regard des autres », se souvient le couple. Enthousiasmés, ils décident de prolonger de quelques mois leur périple en visitant l’Inde, la Malaisie, l’Australie et les Etats-Unis. L’étranger a toujours fait partie de la vie de ces deux quadragénaires, qui se sont rencontrés vingt ans plus tôt au cours d’une soirée parisienne pour expatriés. « Nous étions les seuls Français », sourit Bertile en regardant amoureusement celui qui est devenu son mari. Mais après avoir vécu sans aucune contrainte au contact de populations parfois très démunies, les deux tourtereaux ont du mal à gérer leur retour en France. « Nous avons été choqués par la société de consommation, d’autant plus qu’on était en pleine période de Noël. Nous ne savions pas quoi acheter à nos proches, aujourd’hui les gens ont déjà tout… On a réalisé que le plus beau cadeau à offrir, c’était l’expérience », explique Bertile. Le concept Wonderbox est né. Seulement, il y a un hic. « On s’est aperçu que Weekendesk (devenu Smartbox, NDLR) existait depuis trois mois. Pour se différencier, on a décidé de miser sur la qualité. »
Un succès fulgurant
Passionnés par les sports de l’extrême, Bertile et James se concentrent sur le domaine qu’ils connaissent le mieux : leur premier coffret, « Turbo et adrénaline », lancé en 2004, propose de conduire une Ferrari, de s’initier au pilotage d’avion ou encore de voler en montgolfière. Quelques années et 4.000 partenariats plus tard, le duo se retrouve à la tête d’une entreprise florissante de 200 salariés. Ignorant la crise, Wonderbox a multiplié son chiffre d’affaires par deux en 2009, année faste pour le business des coffrets cadeaux. « On s’est développé progressivement grâce au bouche-à-oreille et en respectant quelques règles d’or, confie James. Par exemple, lorsqu’on enregistre deux réclamations pour un même prestataire, on le supprime immédiatement de notre base. Notre service client n’est pas délocalisé au Maroc comme celui des autres acteurs du marché. Et nous allons nous-mêmes sur le terrain pour tester les activités de nos soixante coffrets. » Le PDG espère réaliser 75 millions d’euros de ventes en 2010. Si Wonderbox est encore numéro deux du secteur derrière Smartbox, ses fondateurs ne cachent pas leur ambition. « Nous n’allons pas rester en deuxième position longtemps. On prévoit de passer numéro un dès 2011 en continuant à innover. »
http://www.francesoir.fr/societe-economie/wonderbox-la-reussite-d-un-couple-dur-en-affaires.69495
4 commentaires:
Bonjour, Francis, je te souhaite une bonne journée
Bisous
Suzanne
Ce concept est à la fois le meilleur et le pire je connais Smartbox c'est un cadeau tranquille mais quelquefois ce peut être une vraie plaie .....Bonne journée bises Jacqueline
je te souhaite une agréable journée
bisous créoles
je te souhaite une agréable journée
bisous créoles
Enregistrer un commentaire