mardi 3 août 2010

My Major Company s’attaque à l’édition

Le site de production communautaire s’allie aux éditions XO pour dénicher les écrivains de demain.

La littérature française connaîtra-t-elle bientôt son Grégoire ? Découvert grâce au site My Major Company, le chanteur a vendu plus de 750.000 exemplaires de son album Toi + Moi l’an passé, après avoir été parrainé par quelque 347 producteurs sur Internet. Or voilà que ce modèle participatif se décline désormais pour les aspirants romanciers avec la création d’un nouveau site baptisé My Major Company Books. Fruit de la collaboration entre les équipes de MMC et les éditions XO, ce projet inédit conserve le même principe que pour les disques : une communauté d’internautes finance les débuts d’un artiste en espérant toucher le pactole. Ici, les apprentis écrivains sont invités à déposer leurs textes sur le site, où ils seront passés au « banc d’essai » – appellation plus moderne que le traditionnel comité de lecture. S’ils sont sélectionnés par MMC Books, les adhérents du site pourront dès lors miser sur eux à raison de « parts » de 10 à 500 €. Et si la somme atteint les 20.000 €, le livre sera automatiquement publié à 10.000 exemplaires aux éditions XO, aux côtés des Guillaume Musso, Romain Sardou et autres Christian Jacq. « Ce projet va permettre de créer et de renforcer le lien entre les auteurs et leur public », se réjouit Bernard Fixot, patron de la maison d’édition.

Peu de risques pour l’éditeur
Celui-ci a déjà inscrit trois titres à son programme d’automne, dont le conte moderne Cendrillon à Hollywood, de la blonde Elena Klein, ou le thriller Ne cherche pas à savoir, d’Erik Wietzel. Deux autres sont encore ouverts aux mises des internautes. « Ces livres bénéficieront du même travail d’édition et de la même promotion que nos autres titres », assure-t-on chez XO. L’éditeur peut afficher son optimisme : il ne prend guère de risques dans cette affaire. Reste à savoir s’il en sera de même pour les auteurs et leurs multiples éditeurs. Dans un marché très dense, où un premier roman peine à dépasser les 2.000 ventes, ce modèle peut-il se montrer viable à long terme ? Réponse à l’automne.
http://www.mymajorcompanybooks.com/



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