Comme eux, l’été, des milliers de Français optent pour des vols charters. Un choix économique, qui peut transformer les vacances en galère… Pour raboter leurs tarifs, certaines compagnies rognent sur les coûts, à commencer par ceux du personnel et de l’entretien. Aujourd’hui, des passagers osent se rebeller : en avril, après un vol mouvementé de Deauville à Bordeaux, 166 clients effrayés du voyagiste Marmara ont refusé de poursuivre jusqu’en Egypte à bord d’un Tupolev poubelle.
« Toutes les compagnies aériennes opérant en France sont soumises à des contrôles de sécurité extrêmement rigoureux », a rappelé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) dans un communiqué, dimanche. « Ces contrôles sont aléatoires, et surtout sur documents. Les charters sont le terrain de jeu d’affairistes », grince François Nénin, journaliste spécialisé en sécurité aéronautique du site Securvol.fr. Alors, pour arriver détendu sous les cocotiers, suivez les conseils de nos experts !
"30 heures d’interminable attente"
Originaires du Vaucluse, Gérard Gaonac’h et son épouse devaient rejoindre Tenerife pour fêter l’anniversaire de leur filleule ce samedi. Malheureusement pour eux, ils faisaient partis des 170 passagers du vol Strategic Airlines resté cloué au sol à l’aéroport Saint-Exupéry de Lyon une partie du week-end. « Nous avons d’abord appris que l’avion aurait une heure de retard. Une fois embarqués, à 7 h 30, nous avons fait 20 mètres avant de stopper net, explique Gérard Gaonac’h. Le commandant de bord a parlé d’une panne hydraulique. Certains passagers avaient remarqué une fuite de liquide en montant à bord. »
Cauchemar
Près de vingt heures plus tard, ce sont 170 personnes fatiguées qui se présentent pour un second embarquement. Et là, même scénario : « Nous croisions les pistes sans jamais décoller. Le commandant de bord a alors annoncé que le pare-brise venait de se fissurer. Le cauchemar continuait… » ajoute Gérard Gaonac’h. S’ensuit une interminable attente de dix heures dans les couloirs de l’aéroport avant de pouvoir récupérer leurs bagages et obtenir des explications. « Pendant tout ce temps, aucun responsable de la compagnie n’est venu nous voir ! Certains ont parlé de cercueil volant. Heureusement pour nous, cet avion n’est resté qu’une poubelle roulante », ironise le passager malheureux. Les Gaonac’h s’envoleront bientôt pour Tenerife en décollant cette fois-ci de Barcelone.
http://www.francesoir.fr/transports/gare-aux-charters-poubelles
4 commentaires:
Bonjour Francis,
Voilà qui fait froid dans le dos et qui dégoûte un peu aussi... Les voyagistes vendent du rêve et au bout du compte le rêve tourne en cauchemar parce que l'appât du gain est plus important que la santé des personnes. Les lois devraient se durcir à leur égard.
Gros bisous à toi et bon dimanche,
Sandra
1 coucou en passant pour savoir si tu vas bien!
bisou mon cher Francis!
les avions poubelles.. y'en a marre!
bisou
merci de ta visite Mel
j'espère que tu vas bien
bisous
Bonjour Francis
C'est assez triste en effet!
Cela ne devrait pas exister mais bon maintenant on ne s'étonne plus de rien!
Je te souhaite un bon après-midi
Bises
Francine
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