à Londres
Une exposition quatre étoiles ou davantage, elle vise au cœur du sujet. Et, si les lettres y sont moins nombreuses qu’à Amsterdam, ici elles accompagnent de très près des tableaux qui, subtilement agencés en fonction du parcours créatif de l’artiste, en fonction des thèmes qui lui furent chers, accompagnent idéalement le Van Gogh épistolaire.
Un Van Gogh (1853-1890) au four et à la plume qui émeut autant, sinon parfois plus, que le peintre. Dans ses lettres - superbement réévaluées par l’édition en six volumes du Fonds Mercator, en voie d’épuisement et de réédition ! -, Vincent rapportait ses réflexions, ses détresses, ses soucis divers, ses passions et ses frustrations, ses amours impossibles et son attirance pour les petites gens. Journal intime plus que lettres au vent, la correspondance de Van Gogh avec Théo, mais aussi avec Gauguin, Van Rappard, Emile Bernard, constitue un témoignage inestimable sur les préoccupations d’un artiste en constant commerce avec lui-même. Elle explicite les tableaux qu’il y décrit avant de les avoir peints. Elle informe sur son quotidien, ardu et généreusement assumé, mais, plus encore, elle nous renseigne sur le peintre, sa conception de l’art, son souci des couleurs, des lignes, des matières, du rendu des émotions et de l’ajustement de celles-ci à ses exigences plastiques.
2 commentaires:
J'aime bien les tableaux de Van Gogh
mais cela fait un peu loin pour aller visiter cette exposition! lol
Merci quand même Francis!!
Bonne journée à tous
Bisous Francis
Bonjour, Francis, bonne journée
ça doit être bien cette exposition
Bises
Suzanne
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