jeudi 16 juillet 2009

Muriel..d'Allemagne

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Mon tapis volant va encore suivre Francis qui termine ses vacances au camp…il est temps de plier bagages et de rentrer…un nouvelle vie l'attend…une seconde au lycée…la route va lui paraître longue au retour….

Je quitte ce camp le coeur gros…son âme flotte sur chaque pousse, sur chaque arbre et je respire l'air qu'elle a respiré…c'est mon seul espoir de la revoir…la respirer…je la vois encore pleurer dans mes bras…avant de partir, je me suis assis à l'emplacement de sa tente…Marie Pierre est venue me faire la bise…nous nous sommes quittés…je suis reparti vers le nord elle vers Lyon Decines…

Arrivé à la maison, trois lettres m'attendaient…Une blanche, une bleue et une verte…La blanche de Bordeaux, je l'ai ouverte en premier…Annie s'excusait de sa bêtise et me demandait de lui répondre…je n'ai pas donné suite à cette missive tant j'avais encore en tête le visage de Muriel…les deux autres lettres arrivaient d'Orléans…Muriel?…La bleue…une jeune fille m'écrivait son amour…elle n'avait pas de prénom…elle racontait nos baisers sur la dune…Muriel me disait qu'elle m'aimait mais ce n'était pas elle Muriel qui le disait…elle n'avait pas de prénom…c'était une jeune fille sortie de son imagination…sans prénom…

La verte était bien écrite par Muriel…la simplicité de son style et la belle écriture montraient une femme bien dans son personnage…elle me racontait son retour..lettre d'une copine à un copain…et me disait qu'elle partait continuer ses études en Allemagne…à Trèves….J'étais content pour elle, elle allait faire les études de langue dont elle rêvait….

Dès lors, j'ai vu Muriel partout…un ombre..une silhouette …la moindre jeune femme lui ressemblant attirait mon attention…Nous avons correspondu pendant plus de six mois…trois lettres par semaine et parfois plus…nos contacts épistolaires relevaient de la philosophie de la jeunesse et jamais il fut question d'amour….jamais…j'avais peur de la perdre…je la voyais en lui écrivant…je la voyais en la lisant…je l'ai cherché dans mon imagination…et ..petit à petit ..son image se faisait plus lointaine…loin des yeux…mais près du coeur toujours….

Dans une lettre elle me disait avoir rencontré plusieurs militaires français de Trèves…puis dans une autre elle s'était promené le long du canal avec un allemand qui l'avait félicité de son accent et de son parler…ce fut sa dernière lettre…j'avais compris…je ne l'ai revu que dans ma mémoire et dans mon coeur…Aujourd'hui encore il m'arrive de me demander ce qu'elle est devenue…une grande traductrice?

Il ya quelques années, je suis allé à Trèves pour mon travail…j'ai arpenté la ville le soir…marchant sur les pas de Muriel…je ne l'ai pas vue…

6 commentaires:

Tritriva a dit…

Coucou Francis,
Ce sont toutes les choses qui se passent pendant un moment de la vie, toi tu sais les mettre en page, tu sais bien les écrire, ce n'est pas donné à tout le monde :-).
Bonne soirée, bonne fin de semaine,
Amical bisous et A+
Tritriva

francis praira a dit…

merci de ton commentaire Tritiva
il me fait plaisir
bonne soirée
bisous

Anonyme a dit…

Bonsoir Francis, un beau texte avec un simple style, j'aime!
Bonne nuit
Fais de beaux rêves
Amira

corinne a dit…

coucou

oh quelle déception, je ne pensais pas que ça allait se terminer ainsi

Ahhhhhhhh les amours de vacances !!!

bisous

francis praira a dit…

merci Amira
je suis cotent de te voir
bonne journée
bisous

francis praira a dit…

coucou Corinne
heureux que tu ais connu la fin de cette histoire
j'aurais bien voulu la revoir
peut être le net fera le miracle
bisous